mercredi 31 octobre 2007

Boston trip !

Voilà un nouveau week-end très chargé, très sympa et très fatiguant, petite excursion à Boston … finalement (après des discussions sur la date jusqu’au dernier moment !). Au programme : départ matinal, rejoindre Boston vers 13h, visiter les petites universités du coin, improviser une soirée sympa, dormir et visiter tranquillement la ville en elle-même la journée pour reprendre la route au plus tard à 18h et donc être opérationnels lundi matin pour exercer notre passion ;).


C’est donc un de ces week-end où l’on sacrifie volontiers quelques heures de sommeil, à commencer par un réveil plus tôt qu’en semaine pour se retrouver à six à Siemens : Mika, Adrien, Tim, Flo, Marian et moi-même. Les Allemands dans une voiture, les Français dans l’autre nous partons sous la pluie direction Newark dans un premier temps pour compléter les voitures avec Redouane et Romain. Premier couac, après une heure de route, on tourne 40 minutes pour trouver la seule gare (pourtant grande) que le GPS de Tim ne connaît pas, et où nous attendent les deux petits rigolos.


Puis, pour continuer sur la même lancée, nous nous embarquons malencontreusement (un tunnel nous fait perdre la réception) dans le Bronx, le célèbre quartier New Yorkais où certains d’entre nous nous sommes préalablement baladés, alors qu’on aurait dû ne pas quitter l’autoroute pour des raisons d’assurance avant tout !! C’est vraiment pas le moment de faire un accident là, même en divisant les frais par huit, ça reviendrait sûrement cher. Nos deux chauffeurs ont donc expérimentés la conduite New Yorkaise avec une belle adaptation de Tim qui a loupé un feu rouge, un petit heureusement, pour rester groupés, on a fait pareil bien sûr ! Je suis bien contente que Mika soit au volant en tout cas …


Troisième imprévu, un peu plus tard, l’autoroute est fermée, apparemment à cause d’un accident … On se retrouve donc dans les bouchons pendant … longtemps, très longtemps, les minutes passent, ça avance pas, et on est à peine plus loin que New York, à un quart du trajet. Une bonne occasion d’admirer les comportements des américains abandonnés dans leur voiture … Non en fait c’est très chiant, mais faut rester optimiste. Puis en plus il pleut des cordes, et on doit subir les blagues de Romain … Non ça sert à rien de le chambre je ne crois pas qu’il lise ce blog, et puis en plus il a mis pas mal d’animation, et du début à la fin :). On rejoint donc des routes encombrés, toujours les bouchons, jusqu’à retrouver, je ne sais pas comment (sans le GPS on n’y serait encore, c’est sûr), enfin, l’autoroute. Voilà bien une heure et demie de perdue.


Bref, entre temps on s’arrête sur une station autoroute dans le Connecticut, si vous avez bien suivi, c’est entre NY et Boston, héhé. Bon, je sais c’est pas très intéressant, mais je veux juste en venir à de nouvelles curiosités culinaires. Je commence par le moins choquant : un croissant cerise-fromage … et, âmes sensibles s’abstenir, un genre de brownies (déjà là il faut penser au brownies d’un ou deux centimètres de haut et qui tombe comme du plomb dans l’estomac), avec sur le dessus … des oignons grillés !!!!! Personne n’a voulu tenter, pas même Romain, bien connu dans nos récits pour son courage légendaire. Celui qui pourrait l’aurait manger en entier se le serait fait payé, mais c’est pas le moment de tomber malade … Normal !


Ensuite, accidents, re bouchons, puis re autoroute fermée, puis retard. Ce qui nous fait arriver à ….. 18h à Boston … C'est-à-dire qu’on a mis deux fois plus de temps que prévu, c’est con quand même pour un week-end si court !! Faut dire qu’on risque de s’en souvenir longtemps de ce petit trajet. Bravo à Mika qui a bien voulu rouler tout le long, bien que je lui aie proposé la relève à maintes reprises … Conduire 10h avec un temps de chien, à moitié dans les embouteillages, fallait le faire !


La galère ne s’arrête pas là, hélas, on arrive à l’auberge de jeunesse … J’ai réservé la chambre pour 4, Marian, Romain, Redouane et moi il y a quelques jours, en cochant sur le formulaire de réservation que j’étais une fille, et … on me dit (je me retiens de l’insulter, parce qu’après tout c’est pas de sa faute) que les filles ne sont pas admises ici !!! En fait, c’est marqué sur ma feuille de réservation, mais que pouvais-je y faire après avoir payé ? J’insiste gentiment mais beaucoup, je suis avec mon cousin, on reste qu’une nuit, personne le saura, il peut garder un secret, rien n’y fait, et en plus il appelle le vigile de 2 mètres et 300 kilos qui nous dit que c’est vraiment pas possible … Quelle merde ! Bon, si j’avais pas réservé dans l’urgence parce que c’était la dernière chambre, j’aurais peut-être lu un peu mieux … Mais bon, toujours est-il qu’au niveau du formulaire ils ont accepté le payement alors que j’étais une fille … Fin bon, j’étais vraiment très énervée ! Heureusement, Mika et Adrien, qui vont dormir chez leur amie Emilie, de l’UTC et en stage ici, arrangent tout ça en lui passant un coup de fil. C’est vraiment super sympa de sa part, même si je dors sur le sol, c’est pas un problème ! Mais c’est vrai que c’était pas prévu et assez gênant du fait que je ne la connaisse pas … Enfin, ça se fait pas trop quoi !


Bref, globalement la misère s’arrête là, comme la pluie d’ailleurs. On passe à l’endroit où Tim et Flo vont dormir, puis on atterrit chez Farid, un gars de l’UTC en stage par ici aussi, dans la même entreprise qu’Emilie et Pascal, qui est aussi à Compiègne. Le voisinage est vraiment pas mal, ça rappelle un peu San Francisco, les belles petites maisons, un peu dans le même genre, quelques collines … Quant à Boston, on en a eu un bref aperçu en tournant dans la ville en voiture, quelques jolis bâtiments, une belle vue de la ville depuis un pont, etc … Ca change de Princeton, qui n’a pas de buildings, et de New York, qui n’a que des buildings et finalement pas beaucoup de charme.



Deux possibilités pour la soirée : soit aller dans un pub (important communauté irlandaise dans la ville) pour voir les fans fous furieux des Red Sox regarder le match de baseball, soit aller à une House Party où Emilie connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un … etc … qui organise une soirée Halloweeeeeeen ! Dans les deux cas, ça risque d’être sympa. La séparation se fait bizarrement en fonction de la nationalité, les Allemands au pub et les français à la fête.


On part donc quelques rues plus loin pour retrouver d'autres français, collègues de la même boite pour être en tout une douzaine. Repas dans un petit resto, duquel on sort vers 23 heures pour ensuite rejoindre la fête à pied puis en bus (gratuit en cette occasion). Evidemment les américains ne jouent pas le jeu qu’à moitie à Halloween, la plupart des gens sont déguisés, il y en a dans tous les genres, pirates, vampires, diablesses, … mais aussi des trucs plus genre carnaval comme homme des cavernes, taxi (oui, faut de l’imagination), … Pas mal de monde dans les rues, des soirées dans beaucoup de maisons sur le chemin, et puis on trouve enfin l’adresse qu’on cherchait. On rentre donc, comme si c’était chez nous, on monte l’escalier, et là, on commence à étouffer, on se fraye un passage tant bien que mal pour découvrir les lieux, en fait, dans toute la maison c’est quatre personnes au mètre carre. C’est pas forcément très très agréable, puis pas évident de discuter et tout ça …


Du coup on sort pour rentrer a nouveau un peu plus tard, on fait un petit tour du quartier, à vrai dire c’est plus sympa dehors, on peut respirer, discuter, rencontrer des gens, etc., mais le problème c’est que c’est interdit de squatter devant chez des gens, du coup, les fumeurs peuvent rester, les autres doivent rentrer dans la maison ou bien circuler, aller faire un tour, … Sinon les flics vont s’arrêter à leur prochain passage, faire des contrôles de papiers et demander aux gens de bouger … et les rondes de flics sont assez nombreuses. Le temps passe, on risque vraiment d’être claqués demail surtout qu’il va falloir faire ce qu’on n’a pas fait aujourd’hui, donc impossible de se lever tard.


Finalement, vers 3h, notre petit groupe de touristes se décide à rentrer, avec Emilie, une petite demi-heure de marche pour retourner à la voiture, et nous voila à six dedans … Rassurez vous la super voiture de Mika a une place supplémentaire en relevant l’accoudoir, heureusement qu’on n’a pas pris la mienne, déjà à quatre on aurait été serres, lol. On dépose les deux New Yorkais à leur super auberge de jeunesse où ils ont osé me refuser moi, pffff, et puis on prend la direction opposée pour arriver chez Emilie. Une charmante maison victorienne sur trois étages. Quelques personnes dehors puis le premier appartement ouvert, et des filles qui commencent à nous dire de venir … Poliment on dit qu’il est tard, qu’on doit se lever tôt et tout ça, puis on rejoint l’appartement d’Emilie au premier étage, vraiment pas mal, un grand salon, plein de canapés, ça doit vraiment être pas mal pour recevoir ! Tous les trois on se reparti l’espace, Mika sur le grand canapé, Adrien a préfère le sol, et je prends donc le deuxième canapé. Les deux mâles ne peuvent pas se retenir de descendre à l’appart d’en bas, puis reviennent un peu plus tard vu que la fête touche à sa fin. Et hop, tout le monde au lit ! (Si c'est pas mignon ça !)




Après quatre heures de sommeil, le réveil sonne … Je me lève avec une sacrée douleur à la hanche gauche, mais trop contente de voir que le sal temps d’hier a laissé place à une belle journée ensoleillée. Puis on roule direction le centre ville de Boston, où on attend les cinq autres pour visiter la ville ensemble. Petit dej’ dans les mains ils arrivent (ils auraient pu nous attendre quand même), et on part pour une marche de quelques heures à travers Boston. Un truc très sympa pour les touristes : une ligne rouge est tracée sur les trottoirs et il suffit de la suivre pour faire le tour de la ville sans rien en rater. On passe donc dans un grand parc, de jolis bâtiments, beaucoup en briques rouges (influence anglaise), des mémoriaux (Boston étant une ville chargée d’histoire), le quartier italien et quelques rues bordées de pub irlandais (ça doit être sympa en soirée), au pied des grattes ciel, puis on traverse un pont pour finir notre promenade par la montée des 294 marches (67 mètres) d’un obélisque commémorant la bataille de Bunker Hill ;), offrant un super panorama des environs. Inutile de vous dire combien la deuxième moitié fut difficile …





Evidemment il est bientôt 14 heures, les estomacs réclament. On s’arrête donc en revenant sur nos pas dans un genre de pub-resto pour un vrai bon repas ou bon vrai repas, je craque pour un saumon teriyaki accompagné de riz au safran et des légumes coupés en julienne (en bâtonnets pour ceux qui ne regardent pas Chef la Recette !). Et en plus c’est pas cher … Que demander de plus ?


Va falloir accélérer le rythme de l’après-midi. On retourne aux voitures où notre groupe d’Allemand découvre un PV de 40 dollars pour stationnement, pas de bol, ici ça pardonne pas … A commencer par la visite du MIT (Massachusetts Institute of Technology, fondé en 1861, leader mondial pour l'enseignement et la recherche en science et en technologie), un petit tour en voiture dans le campus pour tenter de trouver une place de parking, c’est assez grand, plein de bâtiments, près de 100 facultés, 10 000 étudiants, 64 prix nobels, leur propres véhicules de police (c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles on ne s’est pas garés dans le campus où il faut un permis spécial, et puis une amende suffira). Côté architecture, mis à part le bâtiment principale avec son dôme et ses colonnes grecques, c’est vraiment pas comme très beau je trouve, c’est un peu dommage pour une université pareille !




Difficilement, on contacte Benoît un utcéen qui fait son stage ici et qui nous fait visiter ses labos, le département d’intelligence artificielle et de sciences cognitives. Un gros amphi, un plus petit très bien équipés avec des micros presque invisibles qui descendent du plafond dans toute la salle, puis la salle où il bosse avec ses trois écrans et sa dizaine de Playstation 3 dont il utilise les processeurs pour son travail de recherche, … C’est sympa de voir tout ça quand même, en semaine il y a aussi des singes dans le labo d’à côté Primate Testing, et puis une autre salle Human Testing !!



Notre visite finie, on remercie notre guide, c’était très sympa d’avoir pris une heure pour nous montrer tout ça, et puis on roule vers la deuxième grande université, aussi à Cambridge : la célèbre Harvard, sans doute une des plus connues, mais aussi la plus ancienne des Etats-Unis (1636) et la plus riche du monde. Pressés, il est quand même 5h20, les Allemands n’avaient pas spécialement envie de s’y arrêter, mais ça aurait été dommage de passer devant sans découvrir rapidement l’environnement dans lequel les 20 000 gros riches étudient. Tout comme le campus de Princeton, celui d’Harvard est bien clôturé, et tout les bâtiments sont dans le même style, en briques rouges, très beaux aussi, avec d’agréables espaces verts, quelques monuments, etc. On finit par la boutique du campus, pour acheter t-shirt, pull ou autre.




Puis un grand café au Starbucks pour avoir un peu la pêche après un week-end assez crevant. Et on reprend la route pour Princeton un peu après 18h en espérant ne pas passer la nuit dans la voiture : si ça se passe comme à l’aller, on arrive à Princeton à 4h du mat’. Première fois avec la voiture de Mika, ça change un peu de la mienne du fait qu’il n’ait pas de levier de vitesse mais une manette au volant, et puis son frein à main est en fait un frein à pied gauche, et la voiture est bien plus imposante aussi, mais avec moins de réactivité …. Bye-bye Boston.


Heureusement pas de pluie, ni trop de bouchons, juste quelques ralentissements et beaucoup beaucoup de circulation, et c’est vrai que les Allemands respectent énormément les limites de vitesse, bien que les autres voitures ne le fassent pas, on se fait donc doubler à droite à gauche, par des gros camions quand ceux là comprennent que s’ils ne déboîtent pas ils nous rentrent dedans … De nouveau on a pas mal ri, et Romain a raconté plein de conneries, et ses histoires de voisinage picard. Côté finance, on a bien fait de prendre les voitures, à environ 25 dollars chacun on s’en sort bien mieux que le train et que le bus, et c’était bien plus pratique sur place en plus. Après 6 heures de route et une heure d’arrêt pour manger, on arrive à Siemens à une heure passée, donc la nuit va être courte encore une fois mais excellente.

jeudi 25 octobre 2007

Déception culinaire

Ca fait quasiment deux mois que je suis là, et donc quasiment deux mois que j’ai pas mangé un truc très très bon qui soit un peu français … Excepté bien sûr le genre de tartiflette qu’avait fait Joanna … J’en rêve encore, surtout après le repas que je viens de finir …


La semaine dernière, j’ai fait des folies, entendez par là que j’ai fait flamber la carte bleue en achetant du fromage, avec le maigre espoir de ne pas être déçue, j’ai pris du gorgonzola, du bleu pas trop cher pour le cuisiner, du comté (c’est ma petite part chauvine) et du brie. J’ai pas calculé mais je sais que c’est revenu assez cher, pour rester raisonnable, j’ai pas pris ce qu’ils appellent du pain français parce que c’est inévitablement pas pareil (et je comprend pas pourquoi !!!) et aussi parce que ça coûte au moins 4 dollars …. Et c’est complètement immoral d’acheter du pain à ce prix là, nan mais … ! Par contre, j’avais bien prévu mon truc en pensant à prendre deux pâtes brisées (ici, pas de distinction entre les pâtes, il ne doit donc y en avoir qu’une sorte), ce que j’espère être du fromage blanc, des petits carrés de lardons (à défaut d’avoir trouvé des lardons allumettes) pour faire une super bonne flammekueche, mais aussi des poires et des noix pour faire une tarte fine poire roquefort (avec du bleu à la place du roquefort).


Petite parenthèse pour vous parler des fromages que j’ai achetés. Le comté est un comté fade comme on en trouve en Picardie, le brie, ça va, banal, le bleu danois est pas mauvais, bien pour la cuisine comme je disais. Et, le gorgonzola, ma plus grosse folie, 7 ou 8 dollars les 300 ou 350 grammes, il pique énooormément la langue, j’avais jamais mangé un fromage qui piquait à ce point, grosse déception, pour un fromage que j’aime plus doux que le roquefort et très légèrement coulant.


Donc, … voyant ce soir les poires mûres juste comme il faut, mes papilles s’activent en pensant à ma délicieuse tarte fine poire roquefort. Certains d’entre vous vont se dire que je suis bizarre, que ça doit pas bien se marier, et tout ça, mais devinez-quoi, c’est pas ma recettes, je l’ai empruntée à mon chef préféré Cyril Lignac (Chef la Recette sur M6, tous les samedis midi, une bonne raison de se lever quand on est une étudiante flemmarde). Dingue de roquefort depuis ma tendre enfance, j’ai bien évidemment mis en pratique cette recette à maintes reprises et l’aie faite goûter à pas mal de monde, et seule Mélaine n’a pas aimé du tout (honte à toi, pour quoi tu vas passer maintenant !!).


Première étape, dans une peur profonde je déroule ma pâte fine, qui comporte hélas de nombreux points négatifs : elle est pas fine, elle se casse, elle n’est pas fournie sur son papier sulfurisé comme en France, et … ce que je craignais le plus au monde et qui va me gâcher ma soirée, voire ma semaine … elle est sucrée !! Tain, mais pourquoi ?? Hors de question de faire marche arrière …


Deuxième étape, mettre la pâte sur une plaque … Encore une fois ça coince, pas de plaque, pas de moule à tarte … Je me lance dans une bricolage avec du papier alu, suffira d’être prudente lors de la délicate opération de la mise en four … Pas évident avec un four qu’on peut pas ouvrir entièrement parce que la cuisine est trop petite ! Ma pâte sèche, déchirée et sucrée posée, je passe à la suite.


Troisième étape, épluchez délicatement les poires avec un économe super gros, super stylé qui doit donner l’impression de mieux éplucher. Je coupe mes demie poires en fines tranches et les dispose joliment sur la pâte. (Néanmoins, ma tarte ratée d’avance j’ai sauté l’étape où on met du jaune d’œuf pour que la tarte soit dorée).


Quatrième étape, mettre du roquefort ou ce qu’on a de bleu sous la main (mélange de mes deux bleus) un peu partout sur la tarte, ne pas saler, poivrer, casser quelques cerveaux de noix par-dessus, et enfourner à 180° et surveiller la cuisson.


Quelques minutes plus tard, le fromage n’a pas coulé, je laisse encore … Cinq autres minutes et toujours pas, pourtant c’est cuit, limite sec du coup, et le fromage a cuit sans fondre … Supeeeeer !




Et ben voilà, je goûte, déçue d’avance du goût … Bon c’est mangeable, mais franchement rien à voir avec les ingrédients français, en plus avec la pâte à tarte sucrée … L’avantage (ça peut être vu comme un inconvénient aussi), c’est que du coup je mange pas énormément et qu’il m’en reste pour demain. Je vais être obligée de me remettre à cuisiner indien, mais j’ai pas amené mes épices, les bonnes, les vraies, et puis j’ai pas trop envie d’acheter 3 kg de curry, 1000 graines de cardamone et 500 g de safran !


Bref voilà, je tenais à évacuer cette frustration avant de dormir … J’ose à peine pense à ma future tarte flambée … Ca risque d’être bien pire !

lundi 22 octobre 2007

A Happy Birthday !

Cette semaine, Siemens à une fois de plus gâté ses employés. Surtout jeudi avec un super petit-déjeuner, un grand buffet avec fruits et des espèces de gâteaux de différentes sortes, hummm que c’était bon. Vivement la prochaine conférence. Le plus chiant dans l’histoire c’est qu’on doit contourner la salle où se trouve la conférence par le deuxième étage pour ne pas avoir à passer devant la centaine de personnes attentives. Oui, c’était pas particulièrement marrant de passer devant cette salle totalement ouverte … sans les murs latéraux … à 9h30, avec le sac sur le dos, etc. La prochaine fois, je le ferais à la Florence Foresti, un dossier sous le bras pour faire style que je suis présente depuis deux heures … coincée à la compta … « sont cons ces comptables » … Désolée mais c’est dans le sketch !! :D


Bref, côté buffet, c’était la même chose mercredi après-midi avec des sushis, et sans la grande conférence … Hélas, c’est pas mon truc le poisson cru, je fais vraiment un blocage … Bref, Ling se pointe dans notre cubicle avec son assiette et ses baguettes et la véritable odeur des sushis … Et, exprimant sans doute la satisfaction de ce bon repas, un petit rot, comme ça, l’air de rien. C’est bête mais ça m’a bien fait rire, vraiment surprenant. Son ordi occupé, elle est restée pas mal de temps avec nous, sur mon ordi d’abord puis sur celui de Flo, où il y avait apparemment des choses étranges, qui lui ont fait dire qu’elle était un peu confuse, et Flo de répondre « oui, comme d’habitude » … Bon c’est pas vraiment ce qu’il voulait dire mais c’était très drôle. La pauvre on se moque de plus en plus d’elle, avec ses phrases typiques et son accent bizarre … !


Sinon, mardi a aussi commencé le tournoi de ping-pong annuel de l’entreprise, dont tous les matchs ont lieu au sous-sol excepté la finale, qui sera au deuxième étage dans la MPR (Multi Purpose Room), on peut dire la cafétéria. Trop douée, pour ne pas faire honte à mes collègues préférés, j’ai décidé de ne pas faire partie de la trentaine de joueurs. Flo, Adrien, Tim et Mika ont donc chacun joué un match, seul Flo a perdu, mais c’était contre un Chinois, et Mika a gagné, sans faire couler une seule goutte de sueur, par forfait, son adversaire étant blessé.


Lundi, il y a une dizaine de jours a aussi été mise en place la loi Herold, du nom de son créateur, prénom Florentin. Il est donc strictement interdit au sein de l’entreprise de parler sa langue maternelle en présence de quelqu’un ne comprenant pas cette langue. Ceux de nous cinq enfreignant cette redoutable règle devront payer 25 cts à chaque fois. Le début fut assez difficile. Quand Mika se pointait, j’attendais qu’il parle et il faisait de même devant l’oreille attentive de Flo, et puis l’un de nous lance un truc bidon en anglais … Vraiment pas naturel. Mais cette semaine, la cagnotte étant d’environ 3 dollars, il y a eu beaucoup de relâchement … C’est pas demain la veille qu’on boira un coup avec ça. Mais ça nous fait bien rire, le pire c’est quand on est bien concentré dans le boulot, oui oui ça arrive, et c’est de plus en plus fréquent, et là un compatriote arrive et naturellement … on se plante. C’est quand même Flo qui détient la palme, ayant au moins mis la moitié de la cagnotte dans la coupe.


Au niveau du boulot, jeudi, Thomas, le grand superviseur est venu me chercher jeudi alors que je regardais mes mails : mauvais timing, et m’a emmenée dans le bureau du big boss, oulala c’est bien bizarre. Il me demande où j’en suis etc, et me donne un petit truc à faire, un peu la finalité de ce sur quoi j’ai travaillé ces deux dernières semaines, en fait très vite fait, juste un petit script à écrire. Je devrais donc bientôt en avoir fini avec ça … Je vais devoir basculer dans l’écriture des tests … :(



Vendredi 19 octobre


Un beau jour se lève, et oui c’est mon anniversaire … Encore mieux lunée que d’habitude je commence la journée au téléphone avec Manu avant de partir au boulot … Je bats d’ailleurs presque un record en y allant … Non pas en roulant très vite, ni en empruntant la bande d’arrêt d’urgence, mais simplement que tous les feux étaient verts … J’adore ! Ca faisait longtemps que je n’étais pas arrivée si tôt … Au moins un quart d’heure d’avance par rapport à d’habitude.


Dans la matinée, les autres viennent me chercher pour boire un coup, comme d’habitude j’accepte en me dépêchant de finir mon sprite … Et puis de retour, surprise, une feuille sur mon clavier ! Bravo, je l’avais vraiment pas vu venir. Une place pour un match de basket dans deux semaines. C’est marrant j’en avais justement parlé à Flo, ya pas très longtemps, lol, il a vraiment eu la puce à l’oreille. Super contente, je remercie encore Tim, Mika, Adrien et Flo pour ce joli cadeau, et cette magnifique mise en scène. Encore une bonne soirée qui s’annonce … !



En milieu d’après-midi, brownies time !! Et oui, j’ai fais des brownies, ça m’a pris deux bonnes heures jeudi pour deux bonnes tonnes (on dirait pas sur la photo mais j’ai quand même utilisé 700 grammes de chocolat, les morceaux sont assez gros en fait) … Avec des produits de qualité, enfin peut-être pas tant que ça mais vu le prix que les ingrédients ont coûté, c’était vraiment des brownies de luxe.



En plus j’ai pas mal galéré pour la pesée … en fait, il semblerait que les américains n’ont rien pour peser les ingrédients, tout fonctionne en « cup ». Bizarre n’empêche, j’imagine mal une recette, avec « trois tasses de farine », « deux tasses de beurres » … C’est vraiment pas top ! Et puis, difficulté supplémentaire : la taille du paquet de farine : 2,3 kilos. Je vous mets au défi de trouver un moyen simple et efficace de prendre 200 grammes de farine dans cette situation. En conclusion, la première fournée manquait énormément de farine en donnant des brownies très très chocolatés et bourratifs, et la seconde fournée comportait je pense trop de farine, du coup les brownies étaient en fait un gâteau au chocolat, caramel et noisettes.


Malgré tout, rien de grave, c’est plutôt bien parti, j’ai fais le tour des cubicles pour la distribution … ça change un peu des donuts fournis en général lors des anniversaires, Farewell parties et tout ça. J’en ai quand même laissé quelques uns à la maison pour Joanna et Vince, qui ont bien aimé, et qui en ont fait profité ce dimanche la mama et le beau-père. Et puis Joanna a complètement halluciné quand je lui ai dis que je les avais faits pour de bon, genre en mixant les ingrédients et tout ça, et elle m’a parlé de cette poudre magique, avec laquelle les brownies sont faits en 5 minutes, mais bon, c’est pas très sympa je trouve, ça gâche tout le plaisir. J’ai aussi eu des difficultés avec les parents à répondre à d’étranges questions, comme par exemple :


« Tu l’as fais avec du vrai chocolat ??? »
« - Euuhhh oui, enfin j’espère … C’est quoi du faux chocolat ? »

ou encore :

« T’as pris du cacao ou du chocolat ? »
« - Du chocolat à 70% de cacao …. »
« Ah bon ! »


Bref, … revenons à vendredi. Je quitte le boulot vers 5 heures, direction le liquor store, autrement le magasin des crimes les plus honteux, là où on peut dès les 21 ans acheter de l’alcool. J’y suis déjà venue quelques jours auparavant pour que Mika avec son grand âge achète une bouteille de vin pour l’anniversaire de Vince (le 8). Une bouteille de Riesling 2003 pour les curieux, à plus de 20 dollars … Ca devrait pas être mal, je me suis pas moquée de lui, pour quelqu’un que je connais à peine ! Donc, je disais, je suis allée dans ce magasin pour prendre de quoi nous hydrater ce soir chez Luc et Chris qui nous accueillent si généreusement dans leur humble demeure. J’en ressors avec ce solide sac noir opaque, prévu pour ne pas montrer qu’on a acheté de l’alcool, mais bien sûr c’est complètement idiot, un sac noir est forcément associé à l’alcool, tout le monde le sait, ça sert à rien … Je me demande quelle sorte de sacs ils donnent quand on achète une arme, un beau sachet parfaitement transparent si ça se trouve ! Et je mets cet honteux sac dans le coffre, il semblerait que c’est interdit d’avoir de l’alcool ailleurs dans la voiture …


Vers 10h, Flo, qui nous a proposé sa bonne conduite pour ce soir, passe me prendre, avec Marian, un allemand bien sympathique qui bosse dans le cube d’en face, on va chercher Adrien et Mika, et, la voiture pleine, direction Plainsboro, chez Chris et Luc, où on rejoint Michael et Tim … On est très bien accueillis, une très bonne soirée que tout le monde semble apprécier, qui se finit très bien avec une délicieuse assiette de pâtes - parmesan pour tout le monde … Et il se fait 5 heures, on reprend la route, avec notre super pilote qui doit avoir un GPS dans la tête ! 6h le temps de me coucher, une longue longue nuit de sommeil ….


Et un samedi très très calme, tout comme le dimanche, que je passe à téléphoner et sur le net, notamment une super conversation vidéo avec Stef, célèbre pour sa narcolepsie, dont mes lecteurs les plus fidèles se souviendront grâce à notre stage en Angleterre … Voici pour l’embêter une petite photo, j'adore, hélas pas de trace d’oreiller visible en ce dimanche soir.




Merci encore à tous ceux qui ont eu une petite pensée pour moi, ça m’a fait très plaisir, et bravo à Julie qui a été la plus rapide vendredi matin en me réveillant … !

mercredi 17 octobre 2007

La semaine dernière à Princeton

Semaine plutôt calme, la routine s’installe, réveils tardifs, boulot, cafés, soirées à la maison, seule, à profiter de ce grand écran, chaque soir impressionnée par une nouvelle folie américaine !


Voici donc les moments forts de la semaine :


Réveil alarmant lundi … et c’est le cas de le dire, avec ce bip tellement énervant à 7h du mat’, et dont j’ai ignoré la provenance plusieurs dizaines de minutes. Avant que Vince ne l’arrête je ne sais comment. Il s’agissait en fait de l’alarme du détecteur de fumée indiquant un faible niveau des piles par un bip strident et super fort toutes les 30 secondes. … Saleté ! Mais bon … même pas mal lunée pour la journée ! En même temps heureusement que les colocs étaient là, et puis les piles changées je devrais être tranquille … Et puis, un puis un coup de téléphone de ma manman à 7h12 … Quelle idée franchement, ça se fait pas d’appeler les gens la nuit, quelle éducation ! Vengeance sera faite :D


Samedi matin fut encore plus violent, déjà parce que j’étais naturellement préparée pour une grasse mat’, et ensuite parce que je n’avais que dormi 4 heures. Le même bip, mais ce coup-ci uniquement dans ma chambre, j’ai d’abord cru à un cauchemar étant donné que je pensais ça réglé, et puis tout de suite je m’imagine être réveillée toutes les semaines par ce bip, qu’on n’arriverait jamais à éteindre définitivement, et dans une haine contenue du monde entier, de l’électricité, des gens ayant inventé ça, rendu ça obligatoire, je me suis gentiment levée et suis allée comater sur le canapé en attendant sagement que Joanna soit réveillée elle aussi par ce bruit insupportable, 90 longues minutes sur le froid de ce canapé en cuir. Je pourrais dire qu’elle a entré un code secret dans un ordi caché dans la cave, ou débrancher un câble après une longue hésitation sur la couleur, mais non …. elle a … ôté la pile ! C’est psychologiquement très dur à supporter, un geste si simple, … je me rassure en me disant que j’y pouvais rien avec mon mètre soixante et un … Bref, 9h30, malgré la lumière du jour traversant les stores et le bruit du lotissement, avec une immense joie et un bonheur parfait, je replonge dans un profond sommeil.


J’enchaîne sur la soirée de la veille, dans un autre registre. Je reviens tranquillement du centre commercial vers 20h avec l’impression qu’il est 4h du mat’, lotissement complètement mort, personne dehors, pas un bruit, nuit noire, très noire …. Et je remarque qu’il n’y a plus de courant, ce qui explique les flics partout, aux intersections pour faire la circulation, etc, etc. Pas grave, je cherche ma lampe de poche (oui j’ai pensé à tout en faisant mes valises), je réfléchis à ce que je vais faire à manger, mais faut dire que c’est pas pratique dans le noir, et je suis pas très rassurée toute seule dans la maison … J’ai tendance à me faire des petits films, lol, en plus hier j’ai trouvé dans la machine à laver des chiffons avec des tâches rouges dessus … Interprétez ça comme vous voulez, moi je me suis contentée de faire tourner la machine sans faire d’analyse et de retourner me divertir sur mon pc … Mais, si ça continue je vais vraiment finir par me croire dans une série américaine, en plus, j’ai toujours pas résolu le mystère des poules que j’entend presque tous les jours dans le voisinage … Bref, je décide donc de rejoindre Tim, Mika et Adrien au McDo … encore :( … mais heureusement le courant revient à temps, après pas loin d’une heure de coupure. Je les rejoins donc plus tard pour une petite soirée sympa chez Tim à jouer à la Wii, découvrir les talents de guitariste de notre hôte, et sa folle vie d’étudiants en photo … d’où la courte nuit de vendredi à samedi.


Sinon, pour continuer sur une note plus sympa, Adrien a joué de ses plus grands atouts pour séduire cette semaine, et ça a payé, quelques caresses et un gros bisou sous les yeux envieux de Mika et Tim …. En plus, sans rien faire, sauf peut-être quelques clins d’œil ou regards furtifs qui nous auraient échappés, de toute évidence une technique de maître, sa conquête n’a simplement pas pu résister, à la fin de son speech sur le don du sang et la nourriture saine qu’on reçoit après, la grand-mère a quitté le McDo toute retournée par cette merveilleuse rencontre.


Et ma sœur préférée a soufflé ses 27 bougies ce 10 octobre, mais bon ça c’était à Bordeaux pas à Princeton ! Joyeux anniversaire encore, comme à ma marraine, mais je pense pas qu’elle lise ce bloc … Elle et Internet, je crois que c’est pas ça !


Côté boulot, j’ai connu pire, j’ai eu plein de nouveaux trucs à faire, des trucs utiles en plus, je suis vraiment pas à plaindre par rapport à d’autres. L’ambiance est toujours bonne. Tim et Flo ont « bossé » samedi, faudrait que je fasse pareil un de ces quatre pour avoir quelques jours de congés pour une petite évasion à Thanksgiving. Au programme, le Québec ou éventuellement Miami … Je sais pas trop, j’ai un penchant pour le Québec … Des conseils ? Des avis peut-être ? Sinon Hanh est reparti en urgence auprès de sa famille Allemagne en début de
semaine, on sait pas s’il va revenir ou pas …


Je finis avec quelques photos de l’appart, pour ceux qui se plaignent du manque de photos …



lundi 15 octobre 2007

Gospel et zoo du Bronx

Après quatre heures de sommeil, je me réveille péniblement, me prépare en 20 minutes, presque un record, et file à la gare de Princeton Junction pour prendre le train de 8h40 pour New York. Ca fait tôt mais ça vaut le coup de se lever pour aller voir du gospel, … c’est-à-dire pour aller à la messe, ça fait quater ans, la dernière fois j’y étais allée pour la même raison d’ailleurs. Je rejoins donc Redouane et Romain, les utcéens en stage à New York, une fois sur place, le planning est tendu, on prévoit d’arriver devant l’église à 10h30 pour pouvoir assister au service de 11h. Direction donc Harlem, le quartier black par excellence.

5 minutes avant le début de la messe on arrive devant l’église qui nous tente le plus (indiquée partout dans nos recherches), et le « videur » nous dit que c’est complet et
nous en indique une autre dans la rue parallèle juste à côté … Idem, c’est complet, et on nous donne une troisième adresse, à deux rues de là. A première vue, on ne dirait même pas une église, juste un vieux bâtiment un peu étrange. En fait, c’était apparemment un cinéma dans les années 40 et 50, reconverti en 1960 en église : la Metropolitan AME Church (AME pour African Methodist Episcopal). J’ai l’impression que ça ne va pas être le super chœur gospel que j’aurais aimé voir, … mais, accueillis, nous entrons, soulagés de ne pas nous être levés tôt pour rien.



A peine un pied dans l’église, on entend déjà la musique, du gospel bien sûr, pour faire patienter les fidèles jusqu’au début du service. Discrètement on s’assied dans un rang libre, petit à petit ça se remplit, mais ce n’est pas plein, 150 personnes je dirais. Evidemment 95% de noirs, l’atmosphère est très familiale, très intime, tout le monde semble se connaître. Les gens sont très bien habillés, costard cravate pour la plupart des hommes, quant aux dames, tailleurs ou robes, et souvent un beau chapeau … Un petit groupe, tout de blanc vêtu, même robe et même chapeau.


Les sermons et chants s’enchaînent, l’ambiance n’est pas absolument folle comme on peut le voir dans Sister Act ou comme je l’avais un peu découverte à San Francisco. A vrai dire à SF, ce n’était pas du tout pareil, écran géant, guitares électriques, saxos, … des gens de tous milieux et beaucoup de misères, et tous très expressifs ! Je pense que ce doit être l’ambiance des grandes églises d’Harlem, mais pas celle-ci. Ici, simplement un piano et une batterie, un petit chœur. Pendant les chants, au début tout le monde est assis, frappe le rythme, et puis au bout d’un moment, quelqu’un se lève à fond dans sa pratique, puis un peu après quelqu’un d’autre, puis quelqu’un d’autre et à la fin tout le monde est debout, c’est marrant.


Plus étonnant encore, pendant les sermons, là ils sont encore plus impliqués, jusqu’à interrompre le révérend ou une sœur, ou chaispasqui, en criant « Yes Sir ! » ou « Jesus, yeahh », « Alright !! » … J’imagine ça dans une église du fin fond de la France … ou même de l’Europe, je pense qu’on peut généraliser. Tout le monde serait complètement choqué !


Au bout d’une heure, la fin ne va pas tarder pense-t-on, la rangée de touristes derrière nous s’en va. On va attendre la fin nous quand même ! Et puis, petite surprise, le révérend demande à tous les visiteurs de se lever. On se retrouve donc une quinzaine debout, on nous demande d’où on vient, … On se rassied sagement, et la dame devant nous nous dit qu’on doit rester debout encore. Bon … Et là commence un chant de bienvenue aux visiteurs « We welcome you », qui dure bien cinq minutes, c’est assez sympa de leure part faut dire …. Tout le monde se lève, se met à vadrouiller un peu partout dans l’église, dire bonjour par ci par là, ça va un peu dans tous les sens. En fait, ça remplace la minute où dans nos églises françaises on doit serrer la main de son voisin, donc là tout le monde dit bonjour à tout le monde, on vient nous dire bienvenue, etc, etc.


Bon … ça doit bientôt finir … mais non, le révérend commence un sermon, un long long long sermon genre 20 minutes. Pour nous, c’est un spectacle, une pièce de théâtre, il se met à parler de … en fait j’ai pas compris la moitié, lol, mais il a raconté ce qui se passe quand tout va mal … ! Et, il était vraiment vraiment à fond dans son histoire, il commence à crier, a du mal à reprendre son souffle, se met à transpirer, et le ton qu’il y met, le rythme, c’est presque du rap en fait … :). Du côté des fidèles, c’est pareil, ils sont bien dedans, les encouragements fusent, ça se lève, ça crie … (J'aurais bien pris des photos et vidéos, mais on était vraiment peu de touristes et j'ai pas osé).


... Là, c’est vraiment long, on a faim en plus, on se décide à sortir discrètement, même si la fin est toute proche, c’est sur, mais on n’en peut plus, ça fait quand même deux heures et demie. Ca fait du bien d’en sortir, on est tous les trois contents bien que ce n’était pas une grande église, et même Romain qui était plutôt réticent. Faudra quand même remettre ça un prochain dimanche en arrivant bien tôt pour un grand gospel.


Deuxième partie de la journée, programmée par Romain … hum hum … le zoo du Bronx, selon lui à ne pas rater, le plus grand du monde, 4000 animaux, etc etc. Oki, ça a pas l’air mal. Mais en fait, on a passé l’après-midi à chambrer notre guide parce que le zoo est, je pense, loin d’être le plus grand du monde, par contre wikipedia me dit qu’il a la plus grande forêt tropicale artificielle au monde. Pour résumer, je pense qu’on peut comparer le zoo du Bronx à celui de Bâle, en Suisse. Pour ne pas trop m’avancer je ne vais pas jusqu’à dire que celui de Bâle est mieux, mais je me retiens.


Par contre un point positif à ce zoo quand même, j’ai l’impression que les animaux sont très bien, dans de beaux et grands espaces qui semblent correspondre à leur environnement, pas trop embêtés pas le public, par la foule devrais-je dire, seul l’ours polaire fait de la peine ! On a aussi pu observer une espèce peu présente à Bâle : l’américaine type ! … Lol. Très expressive, très maniérée et avec des phrases chocs, genre en voyant un zèbre, un ours, un gorille, ce que vous voulez : « It’s sooooo cuuuuuuuuuuuuuuuute !!! » (« C’est trop mignon »). Ok !


Vers 5h30 on quitte le zoo, bon c’était pas non plus nul, c’est toujours marrant le zoo … C’est simplement moins bien que prévu. Puisqu’on est dans le Bronx, autant y rester, se balader un peu, voir l’atmosphère et rejoindre le quartier Little Italy, celui de la mafia, la vraie, me dit Redouane, pas le quartier italien ultra touristique de Manhattan. Le Bronx est la seule partie de New York à être sur le continent, les autres sont des îles. Comme vous le savez sans doute, le quartier a très mauvaise réputation, très ‘sensible’, composé principalement d’Hispaniques (portoricains) et d’afro-américains. Malgré les indications de nos bouquins, on arrive difficilement à convaincre Romain, petit froussard, qui accepte à condition que Redouane lui rembourse l’appareil photo qu’il va se faire voler selon lui.



Ca change pas mal de Manhattan, pas très rassurant, disons qu’on se sent pas du tout chez nous, et puis les touristes sont rares à part aux abords du zoo. On trouve difficilement notre chemin, à cause de cet énorme zoo qui a en fait plusieurs sorties, puis on s’aventure dans les avenues, on marche encore et encore, on passe près de groupes de jeunes probablement armés lol, mais bon tant qu’on les bouscule pas il devrait pas y avoir de problème. Puis c’est trop marrant de voir la tête de Romain, et ses remarques du genre, « on va se prendre des balles », « s’il n’y a pas de touristes, c’est parce qu’ils les ont tous tués », etc, etc.


Très fatigués, après quelques kilomètres, on trouve Little Italy, effectivement il doit y avoir des gars avec des histoires pas très nettes par ici. Mais ce n’est pas la foule de mafieux qui nous attend, bien sûr. Simplement des mâles italiens mangeant ensemble dans le ristorante italiano, dans leurs rues légèrement marquées de panneaux portant les couleurs du pays. Ca fait une ballade, mais rien de vraiment spécial à voir, juste la vie locale. On continue vers le plus proche métro … c’est-à-dire encore autant de chemin à parcourir, le soleil se couche et on a mal aux jambes, on rejoins alors l’avenue commerçante du Bronx, très vivante en ce dimanche soir, bordée de boutiques en tout genre … Si jamais on veut s’habiller en rappeur de 2m et 200 kilos, c’est ici qu’il faut venir.


On prend enfin de nouveau le métro, avec nos appareils photos, nos sous, tout, contents malgré tout de notre journée même si elle ne s’est pas déroulée tout à fait comme prévue. Fatigués Redouane et Romain rentrent chez eux, moi je rejoins Penn Station pour voir les horaires des trains, appeler Mika et le reste du groupe pour savoir où ils sont étant donné qu’ils avaient prévu de voir la Statue de la Liberté aujourd’hui et de faire un tour de Manhattan en bus pour touristes. Ils me disent qu’ils arrivent, en les attendant, petite promenade à Times Square, je m’aventure rapidement dans le grand Macy’s, puis les voilà, Flo et Tim, Mika, Adrien, Luc et Chris, récemment rencontrés au cinéma. J’apprend que finalement ils n’ont pas été voir Ellis Island parce qu’il y avait trop de monde !! Une prochaine fois alors. Affamés ils optent pour un Pizza Hut, dont ils se souviendront toute leur vie grâce à la toute petite taille des pizzas, par chance j’ai simplement pris un donut …


Une heure de train, le temps de bavarder de ce qu’on a fait dans la journée, et nous voilà de retour à Princeton pour une bonne nuit de sommeil. Joanna et Vince sont déjà couchés, je les ai quasiment pas vu de la semaine, entre le séjour à Chicago et le déménagement ...

mardi 9 octobre 2007

De nouveau en week-end ... Ouaiiiiis

Vendredi dans la nuit, je me lève, et quelle ne fut pas ma surprise en voyant Vince en train de charger les cartons dans un camion ... a 5h du mat’ !!! Lol, une fois de plus je pense aux Applewhite de Desperate Housewives qui emménagent la nuit à Wisteria Lane pour que les voisins n’aient pas connaissance du fils, détenu dans la cave. Bon, l’explication ici c’est simplement que c’est un homme très occupé lol.


Et quelques heures plus tard, lors du vrai réveil, ça parle Polonais en bas, Joanna n’étant pas là, je pense à ... des femmes de ménage, mais en fait c’est la maman et une copine qui m’explique très joyeusement qu’aujourd’hui elles vont nettoyer la maison. Et effectivement, en rentrant le soir, miracle, tout est incroyablement propre et rangé, rien qui traîne, … En tout cas c’est sympa cette tradition polonaise, … Je vais faire une étude généalogique pour voir s’il n’y a pas de sang polonais dans la famille …. Hihihi !


Vendredi soir, j’ai la maison pour moi, comme ces deux derniers jours. Je squatte la télé et tombe sur la rediff’ de Private Practice que j’ai raté mercredi, tout juste dans le créneau qui va bien, étant donné qu’un ciné est prévu pour 22h30. On regarde The Kingdom, qui avait l’air pas mal d’après l’affiche, il en faut peu pour me convaincre, Jamie Fox et Jennifer Garner, … Mais en fait, c’est un truc de gars, avec un sujet bien d’actualité : le terrorisme, … Ca tire dans tous les sens, … Bref, une fois de plus je m’endors un gros quart d’heure voire plus, tout comme Adrien d’ailleurs :). Seule la fin du film est pas trop trop mal, des gens qui meurent dans les deux camps et une phrase clé prononcée également des deux côtés : « On les tuera tous ! ». C’est bien triste mais ça semble assez réaliste je pense.


Le point positif, c’est que Michael est venu avec deux collègues de chez Nec, et un Suisse de Siemens qui vient d’arriver, et une fois de plus, tous trois parlent français !




Samedi, je me lève comme toujours vers midi … Toujours seule dans l’appart’ … J’en profite pour faire ce que j’ai à faire, passer un peu de temps sur le net, mais je ne vais pas à la plage avec les autres … trop loin, pas motivée, tout ça. Mais c’est vrai que c’est quand même la classe de se baigner début octobre ! Au lieu de ça, une ballade en solo, une bonne occasion d’écouter de la bonne musique avec mon super lecteur mp3 récemment acheté, impressionnant par sa capacité de 2 Go et par sa petite taille, disons 2 ou 3 cm².


Je me décide donc pour un tour à Mercer County Park, à cinq minutes en voiture de chez moi. A peine rentrée dans la zone que trois jolies biches passent calmement devant la voiture …



Décidément ! Le parc fait 25 hectares, comporte des terrains de baseball, de football américain, de foot, de tennis, de basket, une patinoire, un terrain pour les motos, un parc pour les chiens (faudra que j’aille voir ça, ça peut être drôle), etc, etc, et un immense lac bordé d’une forêt dans laquelle je m’aventure et que je me dépêche de traverser à cause des bruits bizarres pour retrouver enfin les chemins pour les promeneurs, j’ai pas trop envie de faire causette à un sanglier en fait ! … J’ai déjà été courageuse la semaine dernière en plus, faut pas abuser. Au bout de deux heures, le soleil se couche, il est temps de rentrer.



En soirée, je passe chercher Mika, Adrien et Tim pour aller chez Hanh et ses colocs. Peter que j’avais déjà rencontré n’est pas là, mais Mustapha et son frère Karim, des Turques, sont là, très sympas, visiblement contents d’avoir un peu de monde chez eux. L’appart est assez grand pour nous accueillir tous, avec Michael qui habite dans la même rue. La bière coule à flot, forcément avec la présence Allemande, en plus ils en profitent de ne pas conduire, Mika en particulier, plus drôle que jamais d’ailleurs et avec un accent anglais largement amélioré selon notre ami Suisse connaisseur en la matière …


C’est donc vers 3h, après les avoir tous ramenés que je rejoins mon lit pour quelques heures en réglant le réveil à 7h30 …

jeudi 4 octobre 2007

Début de la cinquième semaine

En ce beau lundi, j’ai payé ma première amende (et dernière je l’espère … mais bon …). 33 dollars, j’en profite pour demander un fascicule des règles de l’Etat, la dame n’a rien à me proposer que ses précieux conseils au niveau du stationnement. En gros, elle m’explique que les lois sont tordues. Par exemple, si on se gare à un emplacement « 2 heures », si on prolonge pour une troisième heure quand une heure est déjà écoulée, et bien on a droit au 33 dollars aussi … A moins que l’on change de place ! Enfin …


Sinon, mon haut superviseur a proposé une place de stagiaire pour le petit Mathis (3 semaines) quand il l’a vu en photo ... Les parents : faudrait penser à lui parler en C++ aussi. La prochaine fois qu’il passe je regarderai une vidéo, peut-être qu’il proposera un meilleur poste, lol.


Dans la soirée, Joanna rentre, de bonne humeur comme d’habitude et me file 3 CDs : le dernier de Calogero, et deux compilations … C’est sympa, rigolo, tout ça, mais côté musique j’ai à peu près ce qu’il me faut, en plus je peux même pas récupérer les mp3 … En quelques années que j’avais pas touché à un original, je dois dire qu’ils ont fait des progrès !


Mardi, changement de programme côté boulot, j’ai un truc à programmer, youpi ! Pourvu que ça dure.


Et, on a aussi fait une découverte monstrueuse : mais pour ne pas faire honte à Adrien devant le monde entier, qui lit ce blog, je ne révèlerais pas qu’il est fan de Patrick Sébastien …. Dire qu’il a osé se moquer de De Palmas !! C’est quand même mieux non ?


Aujourd’hui mercredi, Joanna part pour Chicago pour 5 jours, la belle vie chez Accor … Sinon, le soir on dîne en gros groupe de stagiaires Siemens. En fait, on a une mailing list pour les stagiaires et certains d’entre eux ont lancé l’idée d’un repas collectif au Steak House … C’est un truc à essayer, la vrai nourriture américaine (qui ne soit pas un burger) ! Après grande hésitation, j’ai pas envie de rester seule à manger devant la télé, donc je rejoins le groupe tout comme Tim, Flo, Mika et Adrien.


Arrivée là-bas à 20h, aucune idée du nombre de personnes venant, je me retrouve dehors parmi un petit groupe dont 2 ou 3 têtes connues, puis on rentre. Voyant la quinzaine de personnes, le personnel commence à halluciner et organise la table, puis ça arrive encore et encore, rajouter des tables encore et encore. Finalement on doit pas être loin de 30. Je me retrouve en bout de table avec quelques Italiens et un Canadien, bonne occasion de faire de nouvelles connaissances … Mais seule fille, et sûrement la plus jeune, c’est quand même malheureux que je doive faire la curieuse pour lancer la conversation !


L’équipe du resto gère très bien son truc, tour de table pour prendre commande et quelques minutes plus tard, mon assiette arrive en premier, et une sorte de chaîne s’organise pour servir …. Impressionnant, quelle efficacité, en deux minutes, tout le monde est servi ! Quelle classe. L’appétit léger, j’ai opté pour une salade Portabella chaispasquoi … Ca m’arrange d’autant plus que c’est moins cher que les autres plats, mais tout de même 15 dollars (hors taxes et pourboire bien sûr), et puis je ne suis pas une viandarde. Je deviens presque anti-viande rouge ces derniers mois/années … Les steak-hâchés sans goût et tout ça … Mais là, … hummm, trop trop bon, parfaitement cuit, parfaitement tendre, je pense n’avoir jamais mangé une viande aussi bonne ! Evidemment l’assiette est copieuse, je ne finis pas …



Sinon, Vince a son anniversaire Lundi, ça serait sympa que j’achète un petit truc … des idées peut-être, à part du vin … ?

mercredi 3 octobre 2007

Un dimanche orienté vers l'Italie

Dimanche matin … . 1h12 … non c’est l’après-midi ça ! Ca faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé ! Aie, aie, aie ça les premiers mouvements sont douloureux, réveil difficile, courbatures de la veille, et puis d’ailleurs, hier je parlais de légères blessures, je m’aperçois en fait maintenant seulement que j’ai deux beaux hématomes de 5 cm² chacun, derrière mes bras, … Je ne comprend vraiment pas d’où ça vient, étant donnée que la zone doit être protégée au niveau des côtes ! Bref, c’est pas beau à voir, et toutes couleurs vont y passer !


Donc, vue l’heure, l’éventuelle sortie à la plage n’aura pas lieue pour moi, il est trop tard … pareil pour les autres d’ailleurs ! J’en profite pour ranger un peu la chambre, faire le tri des papiers etc. Puis, voilà Joanna et Vince qui arrivent de chaispasoù, et puis elle est étonnée de me voir, croyait que je n’étais pas là. Elle me dit qu’elle m’avait laissé un mot disant qu’il y a du chocolat chaud tout prêt et une demie baguette achetée exprès ! Trop sympa, si j’avais su … Je lui raconte alors mes dernières 24h et elle comprend bien le sommeil prolongé :).


Aussitôt ils repartent, sans doute le repas dominical avec la famille … Tandis que j’appelle en France avant qu’ils n’aillent tous se coucher. Entre temps Hanh me propose une ballade dans Princeton, j’accepte. Cinq minutes après mes hôtes rentrent et me proposent une promenade au festival italien installé ce week-end à 5 minutes d’ici avec une amie à eux. Changement de plan, je rappelle notre viêt’ préféré pour lui dire de venir chez moi.


En attendant, Joanna rebranche son iPod sur les amplis de la maison, et puis re Calogero, re Christophe Willem, et re Yannick Noah. Je leur dis que Yannick Noah est super apprécié en France et que sa première carrière est dans le tennis, et là Vince me dit qu’il le connaît et qu’il l’a déjà rencontré deux fois …. Décidément, c’est l’ami des célébrités ! En fait, Vincenzo a aussi fait du tennis en professionnel … La reconversion est plutôt bonne s’il est maintenant ingénieur en électronique à New York !


La copine arrive, dans les 27 ans, et ça parle moitié Italien, moitié Anglais, … Entre temps Joanna m’a filé un bouquin de recettes françaises à feuilleter, et quand je relève les yeux, Vince me tend un verre de vin blanc … Et en plus, trop drôle, du Gewurtz, importé de ma contrée lointaine. Je ne peux pas refuser, je lui dis que je conduis, c’est pas grave selon lui … Bon ! Au même instant arrive baguette, il a de la chance il reste du vin, enfin c’est bien sympa tout ça quand même. Je pars de France et puis tous les efforts possibles sont faits pour me rappeler mon pays, les infos en Français, le pain, le nutella, les petits mots en Français de Joanna, les anecdotes de son boulot avec les Frenchies, et maintenant le vin … ! A venir, un drapeau peut-être ?? Lol !


Avant qu’on parte, le couple nous montre leur futur appart’ (en location) dans le Queens, et là, waaaaaa ! Au 14è étage d’un building en construction dans l’Est de l’île, et donc la meilleure vue possible sur Manhattan apparemment … On ne se refuse rien, j’espère que j’aurais l’occasion de voir ça en vrai !


Du coup, il doit être pas loin de 19h, on part avec baguette seulement, Joanna a changé d’avis, au festival Italien, qui se trouve en fait être une espèce de foire avec plein plein de stands, pour la plupart de nourriture italienne, deux scènes avec des chanteurs de bal, et quelques manèges, mais bien entendu après Six Flags … On s’en fout un peu. On fait le tour, c’est sympa, puis on mange la pasta, pour moi des lasagnes aux aubergines (eggplant, je savais pas ce que c’était !). Et, vers 9h30 on rentre, silence total dans la maison, je les pensais pas si couche-tôt … Ca doit être une première !

mardi 2 octobre 2007

Six Flags Great Adventure

Allo la France, ici Princeton, notre voyage dans le monde des montagnes russes s’est bien passé, il en reste néanmoins quelques douleurs dues aux secousses et quelques séquelles psychologiques (vu le comportement étrange d’Adrien depuis … mais par respect, je n’en dirais pas plus, c’est un gentil garçon dans le fond !)


Levée dès l’aube ce samedi pour aller à Jackson, à 35 minutes d’ici, dans un parc d’attraction, ça vaut le coup de sacrifier quelques heures de sommeil. Rendez-vous sur le parking de Siemens à 8h30, un bon petit groupe de 13 européens, un tiers allemand, un tiers suisse et un tiers français, quasiment tous de Siemens, exceptés notre clown suisse Michael qui bosse chez Nec, et deux utcéens Romain et Redouane en stage à NY.



Après 10 jours de préparation psychologique intensive et quelques dizaines de minutes en voiture, nous voici sur le parking, on voit des montagnes russes aussi impressionnantes les unes que les autres, des looping en pagaille, de la hauteur bien sûr, des pentes bien raides, ça promet … Mais une attraction sort du lot et donne une petite gêne au ventre rien qu’en y pensant, 90% d’excitation et 10% de peur … ou bien l’inverse.



A 10h le parc ouvre ses portes, laissant la foule se diriger presque que dans une direction : celle du Kingda Ka, l’attraction la plus haute et la plus rapide du monde. On a de la chance, l’attente peut durer six heures, pour cette fois-ci, simplement quelques dizaines de minutes. Si déjà on le fait, autant le faire aux places un peu particulières, en commençant donc par l’arrière du train, on regarde Mika et Adrien s’envoler puis revenir, les cheveux dans le vent, les yeux grands ouverts, puis Redouane et moi prenons leur place. Assise dans le train, le mal de ventre est bien là, et les vilains mots s’enchaînent pendant la dernière minute d’attente, je ne peux pas m’en empêcher, ça déstresse, qu’est ce que je fais là-dedans, je veux sortir, mes mains en tremblent, pourtant je sais que ça ne craint rien … !


Et c’est parti, nous voici propulsés à près de 206 km/h en 3,3 secondes, le cri part tout seul. À la fin de la zone de lancement, le train commence l'ascension de la tour principale, faisant une rotation de 90° vers la gauche avant d'atteindre le sommet culminant à 139 mètres, le temps de se rendre compte qu’on est en haut et de reprendre mon souffle, de casser mes cordes vocales lorsqu’il redescend en effectuant cette fois une rotation de 270° vers la droite, atteignant généralement plus de 160 km/h au bas de la pente. Finalement, il commence l'ascension d'une seconde bosse de près de 40 mètres de haut, provoquant un moment d'apesanteur et puis c’est fini, encore en vie, la gorge sèche et douloureuse, je pensais pas pouvoir monter si haut dans les aigus … Pauvre Redouane, désolée ! (Merci Wikipedia pour les données).




« Trop bien, on le refait ? ». Cette fois-ci on tente l’avant, Mika et Adrien tout devant et nous juste derrière, même réaction au début, même non-envie d’y aller une fois le harnais attaché, même tremblements, et même cris …. Voilà, nous sommes maintenant d’un autre niveau, faisons partie d'une élite, nous n’avons plus les mêmes valeurs mes amis ! Je plaisante bien sûr. L’arrière du train était je pense plus impressionnant que l’avant … Quoique c’est difficile à dire. En tout cas heureusement qu’il n’est pas revenu en arrière en n'arrivant pas à atteindre le sommet de la première bosse … Oui cela arrive de temps en temps apparemment, rien à craindre le cas est pris en charge par le système de freinage, mais ça doit faire tout drôle !


Fini l’intimidation du SilverStar (que je n’ai jamais fait), deux fois moins haut que le Kingda Ka, la prochaine fois les filles, je n’aurais plus l’excuse de garder les sacs ... Enfin voilà, maintenant je suis digne de mes frère et sœur, lol … !


Presque midi, avant de manger on se fait El Toro, un rollercoaster tout en bois, assez rapide aussi, plein de bosses, on décolle du siège à chaque fois, on a l’impression que le train va se prendre les poutres … c’est rigolo, et puis il dur un peu plus longtemps aussi, c’est mieux.


L’heure du repas, 6$50 pour le morceau de pizza, ça fait mal ! On retrouve les deux autres morceaux du groupe, vu qu’on s’était malencontreusement séparés avant même la première attraction. Puis après notre pause on repart pour El Toro à 9 cette fois, et pour le reste de l’après-midi. Et on essaie les bûches, c’est toujours marrant, et ça change des grands frissons … Quoique … Celles-ci sont petites, pas impressionnantes du tout, c’est vraiment une attraction familiale, et les gens qui en ressortent ont seulement pris trois gouttes. Trois dans chaque bûche, visiblement Michael (le Suisse), Hanh et moi avons pris la mauvaise, premier virage nos shoes sont déjà trempées … la bûche est pleine d’eau ! Quelques toutes petites descentes, et puis une un peu plus grosse, et là, une vague toute l’eau vient sur mes jambes, le jean est complètement mouillé … Evidemment avec la chance que j’ai, fallait s’en douter ! Je passe aux toilettes pour l’essorer, mais finalement ça change pas grand-chose, heureusement qu’il fait une trentaine de degrés et un soleil radieux. Ca a le mérite de bien faire rire tout le groupe !


On reprend les montagnes russes, cette fois-ci avec des loopings, un gros looping, des vrilles, etc … Ca a vraiment l’air flippant, mais au final ça passe très bien, c’est plus marrant qu’effrayant, très sympa mais peu rapide, peut-être le contrecoup du Kingda Ka fait dans la matinée. Et puis un autre dans le même genre, sans attente, des petits loopings et des vrilles aussi, il doit être plus rapide que l’autre … Mais en fait c’est carrément décevant, limite nul, au point qu’on en vient à parler un ptit peu pendant le tour, ça doit expliquer la file d’attente vide en fait, en plus il s’appelle « scream machine », c’est-à-dire « machine à crier » … Mouais ! Plus brusque et donnant la migraine qu’autre chose, et pour continuer dans le même registre, Mika, Tim et Adrien font le bateau pirate, … pas beaucoup de succès au sein du groupe, qui en profite pour se reposer.



Last but not least, Nitro, plus d’une heure d’attente cette fois-ci, et la pression de ne pas voir l’attraction depuis la file d’attente, cachée loin derrière la maisonnette, on n’en voit que l’ascension au départ, 70 mètres apparemment, ça laisse imaginer la suite. Et vraiment, celui-là est dans le top 3, en plus il dure bien plus longtemps que les autres, enchaîne une suite de bosses assez hautes, dans l’esprit du SilverStar d’EuropaPark.


On termine la journée avec un spectacle avec des dauphins, sympa, drôle, ça ressemble plus à une pièce de théâtre qu’autre chose, une petite pensée pour la petite fille choisie dans le public et qui s’est faite arrosée par un dauphin … Ce n’était pas dans au programme, la pauvre ! Nous sommes tous fatigués mais contents de notre journée, seuls trois courageux restent un peu plus longtemps tandis que nous reprenons la route pour Princeton.


Je ramène Redouane et Romain à la gare de Princeton Junction, pour qu’ils retournent à New York, très grosse journée pour eux. Quelques faux pas niveau orientation, faut vraiment que j’arrête de parler quand je conduis, sinon je regarde pas les indications … c’est toujours mieux que de ne pas regarder la route, non ? Un Dunkin’ Donuts en passant et ils prennent le train de 8h20.


Douche, télé, dodo ? Eh bien non, douche, internet et soirée. Je passe difficilement chercher Mika et Adrien, je mets environ une heure au lieu de 15 minutes … Oui, mais ils vivent à Lawrenceville Road qui est indiquée Lawrence Road c’est pas la même chose pour moi, donc j’ai cherché le numéro 3271 dans Lawrenceville Pennington Road qui ne comptait que quelques centaines de numéro, et qui croise la vraie Lawrenceville Road appelée sur les panneaux je le rappelle Lawrence Road ou route 206 ! Bref, moquez vous tous, mais je suis sûre que je ne pouvais rien faire contre ce plan mal construit, tout comme la plupart (pour ne pas dire tous) de mes lecteurs, j’en suis convaincue ! :D


Bref, nous arrivons donc à Washington Road, une soirée organisée par un/des stagiaires de Siemens, mais on ne représente que la moitié des gens j’ai l’impression, quelques américains présents, si si vraiment, et des jeunes filles au pair. C’est très sympa, plein de monde dehors comme dedans, et je vous dis pas le bordel à l’intérieur, bon courage pour le ménage !!! Faut vraiment le vouloir pour faire une fête comme ça, d’autant plus qu’apparemment c’est deux fois par mois, peut-être moins l’hiver venu. Merci à eux, on passe un bon moment. Retour à la maison, claquée à 3h, sachez que je ne me suis pas perdue au retour, mais pas du tout, mais une grosse biche est passée à trois mètres du capot, j’ai pu tester le freinage brusque de la voiture !! Va falloir faire doucement pendant la nuit ici, il y a vraiment beaucoup de gibier. Et pour finir parfaitement la journée, je décide de ne pas mettre le réveil pour demain !